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vendredi 18 mai 2018 à 12h

Vendredi 18 mai 2018 à 12h

Programme burlesque

Numéro 3

« Les gosses riaient avec un synchronisme parfait, en bloc, en un rire unanime rigoureusement réglé comme un mouvement d'horlogerie, épousant les boucles de la pellicule. Cela venait par vagues, alternant avec les sous-titres un recueillement attentif. Ce n'étaient pas là rires d'adultes avertis préparant l'attitude à prendre, rires de gens sérieux riant raisonnablement, rires guindés de bourgeois qui ont envie mais qui n'osent pas, rires de snobs se forçant parce qu'il est de bon ton de rire, c'étaient là rires cristallins ou énormes, stridents ou éclatants, centuplés par le nombre, spontanés, sans calcul [...]. »

François Morenas, Le Cinéma ambulant en Provence, Presses universitaires de Lyon, 1981

A visage découvert (Mighty like a moose)
de Leo Mac Carey, avec Charley Chase
1926 / États-Unis / 23' / DCP / vostf

Le rêve de Billy (The railroad stowaways)
de Del Lord, avec Billy Bevan
1926 / États-Unis / 16' / DCP / vostf

Charlot fait une cure (The Cure)
de et avec Charlie Chaplin
1917 / États-Unis / 24' / DCP / vostf

Copies : Lobster films

Saxophones : Léonard Le Cloarec
Vielle à roue, harpe celtique, dulcimer : Emmanuelle Parrenin
Percussions : Jacques Tellitocci


Vendredi 18 mai 2018 à 14h

Programme Jean Durand

Numéro 2

Dans ses films burlesques, l'un des effets préférés de Jean Durand consiste, après la surabondance des objets et matériaux, à pousser son film vers le vide, jusqu'à la destruction systématique du décor. Il fallait pour faire ce vide, affronter bien des problèmes. Et d'abord obtenir l'autorisation de Léon Gaumont, qui détestait qu'on gâche le matériel et imposait que tout élément de décor destiné à être détruit dans un film, soit d'abord utilisé dans un autre film, pour en améliorer l'amortissement.

Le Baptème de Calino
1911 / France / 5' / DCP

Cent dollars mort ou vif
1912 / France / 13' / DCP

Oxford contre Martigues
1912 / France / 5' / DCP

Le Railway de la mort
1912 / France / 20' / DCP

Onésime et le nourrisson
1912 / France / 7' / DCP

Onésime et le coeur du tzigane
1913 / France / 8' / DCP

Copies : Gaumont Pathé Archives

Piano : Antonio Coppola


Vendredi 18 mai 2018 à 17 h

L'Enfer

(L'Inferno)

de Francesco Bertolini, Giuseppe De Liguoro et Adolfo Padovan
avec Salvatore Papa, Arturo Pirovano, Giuseppe de Liguoro
1911 / Italie / 1h11 / DCP / vostf
Copie : Cineteca Bologna (Italie)

Le poète Dante Alighieri entreprend un long voyage initiatique qui doit le conduire dans un premier temps en Enfer. Le début de son périple l'entraîne au cœur d'une sombre et sinistre forêt. Mais sa route est barrée par la présence de trois animaux sauvages symbolisant chacun un pêché : une panthère (avarice), un lion (orgueil) et une louve (luxure). C'est alors que Béatrice, l'idéal féminin de Dante, descend du Paradis jusque dans les Limbes afin de demander au poète pieux Virgile de sauver Dante puis le guider dans les différents cercles de l'Enfer. Un voyage mouvementé fait de rencontres souvent inattendues attend les deux hommes...

Les réalisateurs s'inspirèrent des gravures de Gustave Doré, illustrateur/peintre/graveur français (1832-1883) qui avait illustré La Divine Comédie en réalisant 76 gravures d'après L'Enfer, entre 1861 et 1868. Le résultat à l'écran est époustouflant, surtout pour un film datant de cette époque. Et si l'on met de côté l'aspect répétitif de l'intrigue - Dante et Virgile quittent un lieu pour arriver dans un autre, et ainsi de suite… - , on retient avant tout des trucages dans l'ensemble réussis rappelant ceux de Méliès, des scènes de damnés évoquant certaines toiles de Jérôme Bosch, une recherche plastique indéniable et l'apport de scènes tournées en extérieurs, ce qui était très rare en ce temps là. Pour résumer, L'Enfer est un spectacle visuel de tous les instants, un pari audacieux tant il paraissait a priori impossible de transposer les écrits de Dante Alighieri sur pellicule.

www.psychovision.net

Piano : Tarik Chaouach
Basse électrique : François Puyalto
Batterie : Rafaël Koerner


Vendredi 18 mai 2018 à 19 h

Concert sous le chapiteau

IMBERT-IMBERT

« Imbert-Imbert est une sorte d'amazone mâle qui, plutôt que de se couper un sein pour manier l'arc plus facilement, a préféré couper une manche de son polo pailleté pour dompter avec tendresse et volupté une vieille dame qui n'en finit pas de vibrer et de résonner : sa contrebasse. Silhouette fine, crête floue, jean camouflage et rangers de toile, l'artiste a laissé de côté sa panoplie de cuir punk-grunge et ses tourments gothiques pour chanter la vie telle quelle est, ensoleillant les recoins obscurs de son âme et de la nôtre par la même occasion, distillant la tendresse sous la crudité de ses propos, de sa voix douce et râpeuse comme langue de chat. »

Nos enchanteurs / www.nosenchanteurs.eu


Vendredi 18 mai 2018 à 21h30

Aimez-vous les uns les autres

(Die Gezeichneten)

de Carl Theodor Dreyer
avec Adele Reuter Eichberg, Vladimir Gadjarov, Polina Piekowska
1922 / Allemagne / 1h45 / DCP / vostf
Copie : Det Danske Filminstitut (Danemark)

En Russie, en 1905. Blessée par l'atmosphère antisémite de son village natal, la jeune Hanne part à Saint-Pétersbourg rejoindre son frère Jacob. Converti au christianisme, il est devenu un avocat riche et reconnu. Dans la grande ville, la colère gronde et les groupes révolutionnaires sont en marche. Sasha, son ami, est l'un des leurs…

« Les scènes de foule, le choix des trognes, le sentiment et la nature, les regards qui se croisent, le surgissement brutal des gros plans définissent déjà la manière du cinéaste. L'inclinaison des têtes annonce La Passion de Jeanne d'Arc. Les débordements de la vie villageoise compensent pourtant cette fois la fascination pour la mort. La défense des juifs russes, humiliés et victimes des pogroms, illustre la critique du fanatisme, considéré, selon une idée chère au cinéaste, comme le renversement caricatural de la religion. Enfin l'interprétation réunit des disciples de Stanislavski comme Vladimir Gadjarov et Richard Boleslawski, des acteurs expressionnistes comme Hugo Döblin ou Johannes Meyer ; cette diversité enrichit l'œuvre. »

Alain Masson, Positif, avril 2008

Piano, claviers : Arthur Guyard
Chant, effets : Frédérika Alésina
Trompette, effets : Nicolas Algans
Batterie, percussions : Rémy Gouffault

Programme au format PDF:

Source : http://www.festival-aneres.fr/FestivalAneres?…

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